La gestion du covid-19 montre les différences culturelles

En quoi la gestion du covid-19 montre-t-elle les différences culturelles ?

Pourquoi les pays asiatiques s’en sont mieux sortis dans la gestion du covid-19 que la plupart des pays occidentaux ? Pourquoi ont-ils été plus respectueux des règles pendant le confinement, alors que de nombreux écarts ont été constatés en Occident ?

La réponse tient en partie à une particularité culturelle précise : le collectivisme. 

La gestion du covid-19 avec le collectivisme asiatique

Les sociétés asiatiques telles que la Corée du Sud, la Chine, le Japon, la Thaïlande, ou encore le Vietnam, sont très collectivistes. Les sociétés occidentales ont au contraire tendance à être en majorité collectivistes, notamment les pays anglo-saxons, la France, l’Italie, les pays nordiques…

Dans les pays collectivistes, on ne pense pas en « je » mais en « on ». L’individu ne s’épanouit et ne s’affirme que par rapport aux autres. Un Chinois se définit par rapport à sa famille, son groupe d’amis, ses collègues… Il prend différents rôles tout au long de sa vie, et se verra à la fois comme un fils, un frère, un époux ou un père, mais rarement comme un « homme ». 

Dans ce type de sociétés collectivistes, l’individu pense aux intérêts du groupe et non à ses propres intérêts. Il est vu comme très égoïste de penser à soi, et l’appartenance au groupe est primordiale.

C’est pourquoi, lors de cette crise, les Asiatiques ont été si respectueux des règles ; ils voient l’intérêt des autres avant le leur. Bien entendu, l’autorité du Parti communiste chinois joue un rôle dans le respect des règles en Chine. Au Japon, aucune interdiction généralisée ou contravention n’a été mise en place. En Corée du Sud, une campagne de tests et d’information du public rapidement mise en place a permis de limiter la propagation du virus. Dans tous les cas cependant, la population a été particulièrement respectueuse des règles pour le bien commun. 

La gestion du covid-19 avec l’individualisme occidental

Au contraire, en Occident, la plupart des sociétés sont individualistes. Chacun met ses intérêts personnels en premier, et se définit uniquement par rapport à lui-même. 

C’est pourquoi, malgré les restrictions de confinement, l’individu voit son propre bien-être en premier. S’il souhaite rester en forme, il ira courir. S’il souhaite acheter des gourmandises, il ira en acheter au supermarché, même s’il ne s’agit pas de biens de première nécessité. Et s’il a envie de tester des recettes culinaires, il commandera un ustensile, même si chaque commande met en péril la santé des livreurs. 

Les individus de cultures individualistes ne se plient que rarement aux intérêts de la société. 

En Europe, l’Allemagne, moins individualiste que la France et beaucoup moins que le Royaume-Uni, a mieux géré la crise que ses voisins européens. Sa population a été plus respectueuses des normes en place et a accordé plus d’importance au bien commun de son pays. 

Dans les sociétés les plus individualistes, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les règles sont très peu respectées. L’attitude du gouvernement peut elle aussi être considérée comme individualiste. Jane Huyn, spécialiste en interculturalité, recommande un changement d’attitude pour un meilleur endiguement de l’épidémie. 

On peut aussi noter que le port du masque fait partie intégrante de la culture dans nombre de pays d’Asie. Cela découle aussi du collectivisme. En effet dans la plupart des pays européens, nombre d’individus continuent à travailler en étant malade sans prendre plus de précautions qu’arrêter de faire la bise, dans les pays qui la font traditionnellement comme en France. Or, dans les pays collectivistes d’Asie, les individus se soucient fortement du bien-être des autres et de leur groupe d’appartenance. Ils portent donc un masque quand ils sont malades pour éviter de contaminer leurs collègues de travail et leurs proches. 

Ce phénomène n’est cependant pas le seul à jouer dans le respect des règles liées au covid-19, et des facteurs tels que les réactions des gouvernements, les capacités de gestion de crise du pays et le contexte social influent sur le respect des règles des populations. Cependant, l’interculturalité joue souvent un rôle considérable lors de crises internationales.

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Crédit photo : Macau Photo Agency

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Moi c'est Célia ! J'ai toujours été attirée par les cultures étrangères. Après mon Master en Négociation Internationale et Interculturelle et mon année d'étude au Japon, j'ai décidé de me spécialiser dans ma passion; découvrir d'autres cultures. Je vous partage ici mes connaissances sur l'interculturalité et l'international. N'hésitez pas à me contacter pour voir comment je peux vous aider ou tout simplement pour discuter interculturalité !
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